Thématique centrale: Bancarisation : du cash à la banque ?

Les tables rondes confirmées du LAB 2017

Focus spécial: La diversification des Marchés audiovisuels africains : Une voie encore fragile.

Vendredi 1er Décembre 10h30 – 12h00 : Salle Plénière CCICI

Le paysage audiovisuel africain s’est extraordinairement diversifié depuis l’ouverture à des médias privés au début des années 2000. Le passage à la TNT en juin 2015 fait basculer la donne et permet à chaque pays de démultiplier davantage le nombre de chaînes disponibles en  proposant l’émergence de nouveaux acteurs du secteur.

En effet, l’accélération de la technologie a contribué à une explosion du nombre de chaînes TV et des modes de diffusion utilisées : aujourd’hui,  il existe plus de 500 chaines de télévision produites localement  dans les 48 pays d’Afrique subsaharienne, sans compter des dizaines d’opérateurs de la télévision payante et plus de 80 opérateurs VOD …

Mais l’Afrique reste confrontée à des décisions cruciales qui affectent l’industrie audiovisuelle et la radiotélévision, aujourd’hui piliers de l’information et de l’échange culturel, du partage de l’information à la recherche scientifique.  Quels seraient les outils adaptés pour  les décideurs politiques et stratégiques afin de dessiner une nouvelle culture du marché et amplifier une stratégie pérenne ?

Il est urgent de mettre en œuvre des actions appropriées en terme de politique audiovisuelle. Comment aller au-delà des thèmes traditionnels proposés par les secteurs (dont le développement des médias, des industries et entreprises culturelles) et comment  introduire  une nouvelle dimension intersectorielle dans le programme ? Quel est l’impact du commerce international sur l’industrie audiovisuelle et ses conséquences sur l’expression culturelle locale ?

Comment faciliter le financement des Start up face aux difficultés de la bancarisation ?

Vendredi 1er Décembre 13h45 – 15h00 : Salle Plénière CCICI

L’innovation bancaire est aujourd’hui au service d’un nouvel espace de conquête des startups Africaines. En l’absence d’infrastructures bancaires dédiées, des pans entiers de la population sont absents des statistiques officielles.

Business Angels, argent levé à l’étranger de la diaspora, fonds d’amorçage proposés par les institutions publiques,  financement participatif, concours et bourses, autant de perspectives prometteuses certes, mais insuffisantes.

Se pose alors la question de la sous bancarisation africaine – surtout subsaharienne – et plus spécifiquement, le financement des start-up qui fait toujours l’objet de difficultés sans comparaison sur les autres continents. On évalue les besoins de financement des jeunes pousses africaines à quelque 140 milliards de dollars par an. Alors que nombreuses d’entre elles disposent de surliquidités en devises, les banques traditionnelles sont particulièrement averses au risque.

Quelles sont les nouvelles perspectives portées par des acteurs publics ou privés en quête d’avantages fiscaux et de débouchés commerciaux en Afrique ? Comment identifier les fonds qui lient de plus en plus leur destin à celui des incubateurs du continent ? Quels sont les principales actions facilitatrices de mouvements de crédits et de financement ?

Thème global d’Atos : Ces technologies qui bouleversent (et réinventent!) les services transactionnels en Afrique

La blockchain, un graal pour l’Afrique?

Vendredi 1er Décembre 15h00 – 16h30 : Salle Plénière CCICI

La Blockchain, une technologie de rupture pour les entreprises ? Cette technologie est-elle une réponse aux enjeux de confiance et de transparence en Afrique ? (corruption, contrefaçon, traçabilité, cyber-insécurité etc.)? Comment les acteurs vont-ils intégrer la blockchain dans leurs métiers? De nouveaux services vont-ils émerger? Les défauts de la régulation et de la coordination internationale freinent-ils la capacité d’innovation des entrepreneurs. Quels sont les prérequis pour que la blockchain porte ses fruits en Afrique (infrastructure électrique, internet, compétences, cadre légal…)?

Nouvelles monnaies numériques, quelles opportunités?

Vendredi 1er Décembre 17h15 – 18h45 : Salle Plénière CCICI

Les monnaies se multiplient: monnaies électroniques, mobiles ou virtuelles. Les crypto monnaies ont le vent en poupe. Elles remettent en cause le rôle des opérateurs historiques et permettent l’émergence de nouveaux acteurs.  Vont–elles révolutionner les transactions financières sur le continent ? Comment ces transformations vont booster la croissance et l’emploi? Est-ce une opportunité pour désenclaver les territoires et les population non bancarisées?

Quel rôle pour les bourses, les banques et le patronat africains dans l’évolution de la bancarisation ?

Samedi 2 Décembre 10h30 – 12h00 : Salle Plénière CCICI

Des offres de services bancaires inadaptées aux contextes locaux, au renouveau d’un système bancaire en profonde mutation

En Afrique, seulement 20% des foyers disposent d’un compte bancaire. D’une région à l’autre du continent les réalités rencontrées en termes d’inclusion financière peuvent être très différentes. Ainsi, les pays du Maghreb affichent un taux de bancarisation d’environ 50%, quand les pays de la CEMAC stagnent encore à 7%. Ce faible niveau d’accès des populations aux services bancaires constitue un obstacle économique important au développement des pays concernés.

Comment décentraliser les  réseaux bancaires de la zone urbaine et péri-urbaine vers les zones rurales non-couvertes ?

Comment  le Patronat peut accompagner la sortie du réflexe culturel qui tend à préférer la thésaurisation et les rapports financiers entre individus sans intermédiaire ? La bourse peut-elle agir sur le coût des services bancaires souvent trop élevé comparativement au niveau de revenu moyen des populations locales ?

Enfin, comment communiquer et valoriser les nouvelles monnaies auprès des populations fragilisées ?

L’économie du genre : Comment combattre la fatalité ?

Dimanche 3 Décembre 10h30 – 12h00 : Salle Plénière CCICI

Une cruelle réalité perdure: Les inégalités entre les sexes demeurent, encore et toujours, un fait structurant de nos sociétés modernes. Le continent africain n’échappe pas à la règle. Plafond de verre, salaires moindres, emploi à temps partiel subi, exploitation domestique, etc.

En 2015, pour aider à comprendre les dimensions de cette disparité, la Banque Africaine de Développement a publié pour la première fois son Indice de l’égalité du genre. Celui-ci couvre 52 des 54 pays africains et qui rassemble un grand nombre de données. Il offre un aperçu des disparités légales, sociales et économiques entre les hommes et les femmes. C’est une compilation de données provenant de nombreuses sources, reflétant le statut de la femme partout en Afrique, selon trois critères d’égalité: les opportunités économiques, le développement social, et le droit et les institutions. Le résultat ? Un programme d’action pour l’autonomisation dans la production de la terre, de l’accès au crédit, des droits en matière de santé et de reproduction… Et surtout, appuyer les femmes dans leur rôle de citoyennes et de dirigeantes.

Aujourd’hui, l’Afrique du Sud, le Rwanda et la Namibie ont les meilleures performances globales. Mais les populations africaines plus fragilisées, pourront-elles exiger davantage de leurs gouvernants à la lecture de ce constat ? Quels engagements pour élaborer des stratégies tenant-compte de l’équilibre entre les genres, et pour améliorer le prise de décisions d’investissement ?

Quelles sont les actions politiques nécessaires pour surmonter les inégalités entre les genres en Afrique et quels sont les domaines ou secteurs porteurs de changement ?

De l’usage et de la représentation de la femme dans les marques en Afrique

Dimanche 3 Décembre 14h00 – 15h30 : Salle Plénière CCICI

Miroir des marques, marqueur de la consommation : publicité, consommation et banalisation culturelle dans une Afrique en croissance

Le nouveau visage de la femme africaine est auréolé de son émancipation qui se colore d’aspect multiforme et parfois contradictoire. Elégance, séduction, mode mais aussi et surtout, digitalisation et entreprenariat social. Elle est devenue un levier économique essentiel pour les marques et à travers leur univers, elle propose de repenser la façon dont le monde perçoit encore l’Afrique. Les stéréotypes s’éloignent, elle est devenue un indice incontournable de la consommation.

Elles ont entre 20 et 55 ans, leurs attentes, habitudes d’achats et insights clés sont aujourd’hui décryptées. De la création de richesse, au cercle familial et à l’éducation en passant par la démocratisation croissante du digital qui leur permet de réinventer leur rôle en toute indépendance, comment les marques se positionnent face à un chiffre clé : En 2050, ¼ de la population mondiale sera africaine ?

Selon le sondage d’Ipsos fin 2016, émergent 3 axes fondamentaux caractéristiques du nouveau positionnement et des valeurs de la femme africaine : Le travail, la bienveillance et le respect. Celle du travail est loin d’être anodine puisque 42% des femmes ont aujourd’hui un travail régulier, parmi lesquelles 8,2% dirige leur propre entreprise. (Plus spécifiquement en zone subsaharienne)

Un indicateur qui nous interroge sur le cliché de la femme africaine uniquement vouée au bon fonctionnement de la cellule familiale.

Quels sont les récents changements de perception des nouvelles consommations africaines, portées par l’émergence rapide des classes moyennes ? Quelle est la nouvelle identité sociale de la femme africaine en intégrant les disparités géographiques ?

L’accès à la terre, problématique du foncier lié à l’absence de bancarisation en zone rurale

Dimanche 3 Décembre 16h00 – 17h30 : Salle Plénière CCICI

L’accès à la terre est posé comme un élément incontournable de nombreuses politiques de réduction de la pauvreté.

La question foncière est redevenue un enjeu majeur pour les politiques publiques, pour les institutions internationales et pour la recherche. Le développement de la bancarisation et l’apparition de monnaies virtuelles semblent être une solution afin de soutenir une agriculture paysanne et non productiviste, capable de générer une autosuffisance alimentaire, enjeu véritable du continent.

Comment pallier l’absence de registres et de cadastres dans un pays où, comme dans la majorité des états africains, 90% des zones rurales ne sont pas répertoriées ? Est-ce que l’apparition de cadastre virtuelle peut être une solution concrète ?

Le recensement des zones habitées ne suffira pas à sécuriser les transactions immobilières. L’outil bancaire apparait alors comme une solution incontournable et pérenne, véritable enjeu démocratique.